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Michel est originaire de Vendée, les Lucs-sur-Boulogne, d’une famille d’agriculteurs, famille nombreuse et profondément chrétienne. Dans ce milieu ce n’était pas étonnant que des jeunes veuillent  se consacrer à Dieu comme prêtres ou religieux, religieuse. (Michel avait une sœur religieuses

Au cours sa formation Michel découvre que toutes les régions ne sont pas aussi chrétiennes que la Vendée, d’où sa décision, dans son désir d’être missionnaire, de ne pas rester en Vendée. C’est ainsi que son cheminement le conduit chez les Frères Missionnaires des Campagnes qu’il rejoint en 1964 à La Croix sur Ourcq, dans l’Aisne pour faire son noviciat.
A la fin de sa formation, Michel rejoint le prieuré de Canappeville, dans l’Eure. C’est un centre de formation en élevage pour adulte. Après avoir fait lui-même le stage de formation, il lui est demandé en 1972 de prendre la responsabilité du Centre, qu’il assurera jusque 1989.

En 1989 Michel rejoint Charny dans l’Yonne, mais deux ans après en 1991 il est élu membre du conseil général de la congrégation et quitte l’Yonne pour La Houssaye en Brie.
A la fin de son mandat en 1997, il retrouve l’Yonne, mais à Chichery au Puis d’hiver, un lieu d’Eglise que les Frères Missionnaires des Campagnes viennent d’ouvrir. Mais on a encore besoin de lui pour des services de Congrégation : en 2002 il est élu au conseil régional France, et il rejoint La Houssaye en 2004 où il restera jusqu’en 2011, moment où il arrive à Lorris.

J’ai retrouvé Michel à Lorris en juillet 2025. C’est le moment où le docteur a mis un nom sur sa maladie. Michel savait que sa santé ne ferait que décliner. Il a vécu ces derniers mois avec beaucoup de courage, beaucoup d’humilité, s’excusant de nous déranger.

Je reprends quelques lignes d’un texte écrit par Michel en 2014 :

Tout au long de plus de 40 années, j’ai toujours eu l’occasion d’accompagner des équipes d’Action Catholique : MRJC, ACGF, et surtout CMR. A travers toutes les rencontres et réflexions, les partages vécus, l’essentiel c’est de faire découvrir, de témoigner de ce qui me motive, de celui en qui j’ai mis ma confiance, et ainsi d’aider les autres à le découvrir à leur tour.
En arrivant à Lorris en 2011, j’avais tout à découvrir, les sollicitations n’ont pas manqué, des choses à faire, des services à rendre. J’ai accepté un temps de permanence au presbytère le samedi, j’ai rejoint divers groupes : CMR aîné, CCFD, Pont de Pierre. Dans un souci d’ouverture, j’ai aussi découvert et rejoint l’équipe des restos du cœur qui travaille à Lorris.

Pour communiquer la Bonne Nouvelle, être missionnaire, il faut être le pont, donc celui qui est en lien avec les deux parties : Celui qui nous fait vivre, qui nous nourrit, et ceux qui nous entourent à qui nous avons à partager cette Bonne Nouvelle

Ce matin, Michel, nous prions avec toi, et avec tous les membres de ta famille qui n’ont pu venir mais qui sont rassemblés en ce moment même dans une messe à Luc sur Boulogne en Vendée.