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Fr Raymond LAGORCEIX


1922-2006


Le 27 décembre 2006, des religieuses, des prêtres de la maison de retraite Saint Thomas d’Aquin à Lourdes et des Frères de la région Midi-Pyrénées célébraient l’à Dieu du Frère Raymond Lagorceix. Un jeune homme à qui il avait fait le catéchisme était là aussi. Le lendemain 28, d’autres Frères, des Sœurs et des membres de sa famille se retrouvaient pour la messe et la sépulture à la Houssaye-en Brie (S. et M.)
Compagnon de ses premières années dans l’Indre et ayant fait avec lui mon engagement définitif chez les Frères - c’était le 20 octobre 1952, à Saint-Sulpice dans l’Oise - j’évoque quelques souvenirs...
Passionné d’annoncer l’évangile, Frère Raymond aura tout au long de sa vie un grand engagement : la catéchèse et la diffusion de la presse catholique. Combien de kilomètres n’a-t-il pas parcourus à mobylette, par tous les temps et malgré sa santé fragile ? Car il ne passera que tardivement son permis pour continuer ses tournées en 2 CV ! Et cela il l’a poursuivi dans tous les lieux où il est allé : à La Houssaye-en Brie, à Pibrac en Haute-Garonne, à Boulogne-sur-Gesse - également en Haute-Garonne - et enfin à Lourdes où il sera accueilli à la résidence Saint-Thomas, près de la grotte. Dévot à Marie, il aimera y prier.
Dans sa jeunesse, l’exemple d’une religieuse visitant tous les hameaux de son pays et l’accueil de son curé n’ont sans doute pas été étrangers à sa vocation. Il restera très respectueux pour le ministère des prêtres, mais il comprendra plus difficilement d’autres présences missionnaires comme celle du partage de vie par le travail salarié. Il aura toujours beaucoup de difficultés à prendre un nouveau départ et à suivre les grands changements de notre époque !
On le comprend mieux quand on sait son origine : une région austère de Haute-Vienne, en vue des monts d’Ambazac. A partir de son hameau lointain de Maillofargueix, il devait, enfant, rejoindre le bourg de Bersac-sur-Rivallier pour l’école, le catéchisme et la messe du dimanche. Il nous disait souvent tout le mal qu’il avait eu alors ! N’est-ce pas ce qui peut expliquer à la fois sa timidité et sa ténacité allant parfois jusqu’à l’entêtement ? Sur la route qui conduit vers la maison du Père, les parcours sont souvent différents, la fraternité peut être éprouvée, mais beaucoup ont la possibilité d’y trouver leur demeure.

Frère Pierre Michel Laborey

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