Cher Daniel,
Tu m’avais confié qu’avec Anne, vous aviez donné à votre fils le prénom de Paul, car tu aimais la vie de Saint Paul, tu admirais saint Paul. Et moi qui connaissais un peu ta vie d’engagements à la JOC et ton caractère un peu révolutionnaire, je ne comprenais pas ton amitié avec cet apôtre. Je connaissais peu la vie de Saint Paul. Pour moi, ces écrits étaient compliqués, quand j’entendais ces épîtres, ces lettres à la messe, j’avais de lui l’image d’une personne qui nous donnait une morale, des phrases chocs qui me heurtaient. Quel lien y avait-il avec ce qui faisait ta vie et ce saint-là ? 
Et puis je suis venue à la retraite de Saint Benoit, en ce mois d’octobre 2020. J’ai accepté de mettre mes pas dans ceux de Saint-Paul avec la Fraternité Missionnaire en Rural. Je me suis mise à l’écoute de sa vie et j’y ai fait de belles découvertes.  C’était un homme juif très respectueux de la loi, ancré dans sa ville de Tarse, ouverte sur de nombreuses cultures. Il a vécu une révélation, sur le chemin de Damas. Son centre de vie a été bouleversé : ce n’était plus la loi qui était primordiale mais c’est la rencontre avec Jésus crucifié et ressuscité qui devient le centre de sa vie.  Il est parti quelque temps en Arabie, pour accueillir cette révélation. Il a dû faire un virage à 360°. Passer de la persécution des chrétiens au nom de la loi reçue de ses pères à l’annonce de Jésus-Christ, il fallait bien un peu de temps et de solitude. Barnabé est venu le rechercher. Puis, avec une équipe de collaborateurs, Paul  est parti en voyage pour annoncer Jésus le Christ à différentes communautés. Puisqu’il avait été saisi par le Christ, une nécessité s’imposait  à lui : il devait l’annoncer. 
Avec la retraite, j’ai commencé à découvrir cet apôtre voyageur qui nous invite à recentrer notre vie sur le Christ. J’ai envie d’en savoir plus, de lire ces écrits dans cet esprit. 
A la manière de Paul, je rends grâce à Jésus crucifié et ressuscité d’avoir croisé ta route. 
En union fraternelle de prière,
Bernadette
 
PS : avant de partir à la retraite, j’avais acheté deux livres dans la librairie que tu avais créée sur Beauvais. Je les ai lus pendant la retraite… Ce furent des jolis clin d’œil de l’Esprit… Je les recommande aux lecteurs :
Le petit moine et la fameuse question du silence, Zacharias Heyes, édition Salvador, et « ouf maman part au couvent de Stéphanie Combe, édition Quasar